Sécurité routière

Comprendre les nouveaux panneaux routiers : ce qu’il faut savoir en 2024

Par Maxime
5 minutes

Changements sur la route : pourquoi y a-t-il de nouveaux panneaux en 2024 ?


Chaque année, le paysage routier français évolue, et 2024 marque une étape particulière dans l’actualisation du code de la route. Force est de constater que, face à l’arrivée de nouvelles mobilités, aux exigences de sécurité et aux enjeux environnementaux, la signalétique routière suit aussi le mouvement. En parcourant nos villes ou les routes de campagne, il n’est plus rare de croiser des panneaux inédits, des symboles modernisés, ou des messages auxquels il faut désormais prêter une attention accrue. Comprendre leur signification, leur utilité et leurs modalités d’application est devenu indispensable pour tout usager de la route : automobilistes, cyclistes, conducteurs de scooters électriques, ou simples piétons.

Pourquoi ces changements ? Vers une route plus sûre et plus claire


Face à la multiplication des nouveaux types de véhicules (vélos cargos, trottinettes électriques, voitures électriques silencieuses), le ministère des Transports, en lien avec les collectivités, a lancé un vaste programme de modernisation des panneaux routiers français. Objectif : mieux prévenir les risques, mieux guider l’usager et s’adapter à de nouveaux comportements ainsi qu’à l’essor des zones à faibles émissions (ZFE).

En 2024, plusieurs séries de nouveaux panneaux sont ainsi entrées en vigueur, accompagnées parfois de campagnes de sensibilisation. Ces évolutions peuvent concerner des signes totalement inédits comme de simples adaptations d’anciens panneaux hier encore méconnus mais aujourd’hui mis au premier plan.

Quels sont ces nouveaux panneaux à connaître absolument ?


Panneaux relatifs aux nouvelles mobilités


  • Panneau voie réservée aux mobilités douces : Apparition d’un pictogramme regroupant vélo, trottinette et fauteuil roulant, indiquant que cette voie est interdite aux véhicules motorisés (sauf exemptions locales). À destination des centres urbains et zones scolaires.
  • Signalétique trottinette / engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) : Nouveau symbole spécifiquement dédié aux trottinettes électriques, rappelant l’interdiction de circuler sur trottoir sauf signalement contraire.
  • Aire de recharge électrique : Si l’on connaissait déjà les anciennes bornes dessinées, un pictogramme actualisé, parfois accompagné d’une flèche vers la droite ou la gauche, indique précisément la présence d’une station de recharge dédiée, souvent limitée dans le temps.

Panneaux pour la sécurité et la protection de l’environnement


  • ZFE (Zone à Faibles Émissions) : Désormais, l’entrée dans une ZFE est matérialisée par un panneau bleu et blanc affichant un pictogramme de voiture barré, précédé du terme « ZFE », et mentionnant les vignettes Crit’Air autorisées.
  • Vitesse variable / limitation dynamique : Dans les agglomérations expérimentant la modulation de la vitesse en fonction du trafic ou de la pollution, un panneau à affichage électronique précise les limitations en temps réel. Il remplace les limitations fixes par des chiffres lumineux (souvent 30, 50 ou 70 km/h).
  • Pictogramme faune sauvage : Dans certaines zones de passage d’animaux (sangliers, cerfs), le panneau est modernisé pour une meilleure visibilité, avec un fond jaune fluorescent et un symbole plus grand. L’objectif ? Réduire les accidents impliquant la grande faune.

Autres évolutions et rappels essentiels


  • Zones scolaires et zones de rencontre : Apparition de nouveaux panneaux combinant limitation à 20 ou 30 km/h et signalétique lumineuse, clignotant pendant les horaires de forte affluence.
  • Nouveaux panneaux d’arrêt interdit provisoire : Installés lors de travaux de voirie ou d’événements ponctuels, ces panneaux à fond jaune avertissent d’une interdiction temporaire d’arrêter ou de stationner sur la période indiquée.

Décryptage : comment reconnaître et bien interpréter ces nouveaux symboles ?


Un panneau ne fait pas seulement office de simple information : il conditionne les obligations légales, les priorités et le partage de la route. Savoir reconnaître ces nouvelles signalisations est donc primordial. Voici quelques astuces :


  1. La couleur : Un fond bleu indique généralement une obligation, le rouge une interdiction, le jaune une indication temporaire ou un danger spécifique.
  2. Le pictogramme : De plus en plus, plusieurs moyens de transports peuvent être représentés dans un même symbole : par exemple, une bicyclette et une trottinette côte à côte.
  3. Les mentions complémentaires : Un panneau peut désormais intégrer une mention en dessous (panneau M9), permettant de préciser la plage horaire, l’exception ou la durée pendant laquelle la mesure s’applique.
  4. L’affichage dynamique : Dans certains quartiers, les limitations peuvent changer au fil de la journée ; le conducteur doit donc être particulièrement attentif au chiffre lumineux, y compris si le panneau traditionnel indique une vitesse différente.

Incidences sur le quotidien : quelles obligations, quelles sanctions ?


La présence d’un nouveau panneau n’est pas qu’une question de pédagogie : y contrevenir s’expose à des sanctions. Par exemple, ignorer une restriction de circulation en ZFE (si votre Crit’Air n’est pas autorisé) peut entraîner une amende de 68 €. Utiliser une voie cyclable réservée avec un scooter électrique sans y être autorisé, c’est une contravention, parfois majorée en cas de récidive.

De même, stationner sur une aire de recharge sans recharger ou au-delà du temps imparti (précisé désormais par les nouveaux panneaux) peut valoir une amende pour stationnement abusif et une possible mise en fourrière. Les conducteurs multimodaux ne doivent pas oublier que l’inattention à un panneau – même nouveau – ne sera pas retenue comme excuse.

Zoom sur quelques panneaux notables en 2024


  • Panneau « cédez le passage cycliste » : À certains feux rouges, une petite plaque triangulaire permet aux cyclistes (et parfois trottinettes) de franchir le feu au rouge pour tourner à droite, sous réserve de céder le passage à tous les autres usagers.
  • Panneaux pour emplacements « autopartage » : Un pictogramme représentant deux ou trois véhicules sous une icône de clé signale les places réservées aux voitures partagées (services type Communauto, Zity, etc.) dont l’usage abusif est passible de sanction.
  • Panneau d’interdiction pour « bruit » : De nouveaux panneaux indiquent que les véhicules dépassant un seuil sonore déterminé sont interdits d’accès à certaines rues, surtout dans les quartiers résidentiels ou à proximité de zones sensibles.

Conseils aux conducteurs : comment se mettre à jour ?


Face à ces nouveautés, la meilleure stratégie reste de prendre connaissance des panneaux fréquemment rencontrés sur votre trajet habituel. Quelques astuces simples :


  • Consultez souvent les mises à jour officielles du code de la route sur le site de la Sécurité Routière ou de votre préfecture.
  • Participez à des stages de remise à niveau : certains organismes ou auto-écoles proposent des sessions spécialement consacrées à la nouvelle signalétique et ses implications.
  • Utilisez les applications GPS à jour qui intègrent de nombreux nouveaux panneaux (ZFE, voies réservées, etc.) et préviennent en temps réel des zones réglementées.

Pour les professionnels (chauffeurs VTC, livreurs…), une attention particulière doit être portée aux zones à accès réglementé, en particulier dans les grandes villes ou lors d’événements ponctuels visibles par panneaux temporaires.


À retenir : l’évolution des panneaux, un reflet de la route de demain


Modernisation, prise en compte de la diversité des mobilités, exigences écologiques et sécuritaires : la signalisation routière évolue pour répondre à ces enjeux. S’équiper d’une bonne dose de vigilance et remettre régulièrement ses connaissances à jour sont des réflexes essentiels pour naviguer sereinement sur le réseau routier français en 2024.

Les nouveaux panneaux ne sont pas là pour perturber ou alourdir la vie du conducteur, mais bien pour faciliter la cohabitation, renforcer la sécurité et accompagner la transition vers une mobilité plus partagée et plus responsable. La meilleure conduite, c’est donc celle qui sait s’informer et s’adapter.


Vous avez repéré un panneau étonnant sur votre trajet ? N’hésitez pas à en parler autour de vous ou à consulter les ressources officielles : la compréhension partagée, c’est déjà la sécurité retrouvée.

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